"Je n'ai plus l'âge des mensonges mais j'aurai toujours l'âge des caresses." Alabama Song

 "Je n'ai plus l'âge des mensonges mais j'aurai toujours l'âge des caresses." Alabama Song
Ta voix s'élève, suave et alléchante dans le tumulte d'un lourd silence et alors c'est une sonnerie de merveille pour me sortir de rêveries sans importance. Et tu apparais devant moi. Comme toujours, ton ombre se dépose sur moi sans que nos contours ne se confondent. Tu m'as souvent confondus tu m'as dit. Je t'ai toujours aimé, petit.
Tu t'arrêtes, une respiration doucement haletante m'atteint. C'est la tienne.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 20:38

Modifié le mardi 04 août 2009 08:06

"Coup après coup que je donne, il ne me lachera pas..." Coeur de pirate

Dis moi que tu m'aimes. Répète le moi. Pour que je sente peser sur moi la tension, le désir factice d'une croyance des mots. Pour qu'un je t'aime suivi de caresses fasse pousser un lit d'espoir, la passion du corps inconnu.
Dépose toi doucement sur une poupée de sang et de chair, moi. Caresse chaque recoin même occulte de ce corps à la peau de lait. Découvre patiemment ce qui t'est inconnu et embrasse moi. Ne cesse pas. Ne reprend pas ton souffle. Ne salive pas. Juste tes lèvres et ma peau dans une danse adultère de mes lèvres. Tu sais, tes yeux ne m'ont pas charmé, ton profil non plus, juste ta salive, tes efforts indicibles pour me montrer un amour maladroit . Tes charmes ne m'ont pas charmé, ils ont été seulement un atout à le découverte de nos deux êtres radialement opposés. Nous apprenons, toi le goût de ma peau et moi la chaleur de tes lèvres. Cet apprentissage alangui, ces tendresses d'enfant nous empêcheront de nous oublier. Mais se connaitre est un art, se découvrir n'en est que plus beau, s'apprendre, s'abandonner à force de bonheur, c'est inexplicable.
Nous y croirons. J'y croirai pour toi si tu n'y es pas résolu et j'aimerais pour moi, pour m'adoucir. Si j'aime assez fort. Si et seulement si je réussis à me nourrir de cet amour et à en vivre. Si je respire uniquement grâce à cela et regarde uniquement à travers cela : alors oui, enfin, je te le dirai, je te le montrerai assez bien pour devenir une maitresse élevée à la douceur amère. Quoique pas bête animal ni bête de bêtises, une bête de nos sens. Cette idée de collé-serré me tourne la tête. Le désir du début me rend ivre, de tant d'espoirs, de tant de croyances si éloignées de la religion. Peut-être qui sait d'une toute nouvelle religion, celle de l'amour, du tremblement des lèvres, de l'adoucissement des esprits.
Deux par deux, débauchés ou si peu. Amoureux ou presque. Poser des émotions dans un carcan de signification tient du ridicule, en ressortir des mots épinglé à des définitions est bêtement lamentable.
Non, nous nous serons les précurseurs de l'amour, de ses mots tus, de ces caresses tentées. mais surtout, de la poésie douce et sucrée de deux corps dans l'amour. Dans les émotions et dans l'action.
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# Posté le mardi 30 juin 2009 19:31

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 20:31

Je te le jure.

Tu es là. A coté de moi. Je le sais. C'est certain. Je le vois, je te vois. Et puis je te sens, je t'écoute. Mes sens t'ont trouvé, se sont heurté à toi et me l'ont fait savoir. Je n'ai pas besoin de plus. Mais je veux te toucher, sentir sur ma peau les imperfections de la tienne. Et reconnaitre ton souffle léger qui me frôle et s'envole. Un doute subsiste. Est-ce toi ? Celui de tous mes instants, celui que j'ai aimé, celui de tous mes plaisirs. T'es-tu transformé en une créature incapable de m'aimer, de m'accorder le moindre amour même infidèle ? Est-ce que ce nouveau corps conserve en lui nos souvenirs et d'autres que j'ai oublié mais que tu gardes en toi. Un partage équitable de ce que l'on a vécu, chacun sa part rangée dans un coin, à l'abri des regards indiscrets. Cette nouvelle carapace aux milles attraits appétissants sera t-elle capable de m'accorder de nouveau un regard tendre et envieux. Voudra t-elle découvrir mes épaules et reconnaitre la courbe de mon dos ? Tentera-t-elle de poser ses lèvres dans la paume de ma main et d'y laisser un baiser sucré. Fais le, je t'en supplie. Laisse toi poussé par ce que l'on a vécu par les heures ensemble. Et dépose un baiser dans la creux de me main. Que je le savoure, que je le fasse rouler de ma menotte à mon cou, à mes lèvres. Que je me couvre, seule, de ton baiser qui en vaut tant. S'il te plait, presse tes lèvres contre ma peau, touche mon épaule et mets ta main sur ma cuisse. Laisse sur moi ton odeur, tout ce que j'aimais tellement de toi. Fais tout ce qui est possible pour que je ne t'oublie pas. Place ton corps près du mien, ce toi qui m'est presque inconnu. Mais je veux le découvrir, je te le jure. Je ne jugerai pas, je regarderai, interressée. Laisse moi réapprendre à t'aimer pour ce que tu es devenu.

# Posté le lundi 22 juin 2009 18:12

"Je lui en ai bien voulu, mais à présent J'ai plus de rancune et mon coeur lui pardonne D'avoir mis mon coeur à feu et à sang Pour qu'il ne puisse plus servir à personne." Georges Brassens

"Je lui en ai bien voulu, mais à présent J'ai plus de rancune et mon coeur lui pardonne D'avoir mis mon coeur à feu et à sang Pour qu'il ne puisse plus servir à personne." Georges Brassens
Je t'ai vu. L'oeil clair et rempli du salé de tes larmes. J'ai regardé de plus près, c'était bien toi, ta peau fine et halée. Ton regard doux qui regarde vers l'horizon et n'y comprend rien. Mais le tintement de mon coeur est resté raisonnable.
Alors j'ai pris peur. Comment était-ce possible ? Ne pas devenir folle à sa vue. Depuis quand, comment ? A-t-il disparu ? S'est il perdu ?
Gentille éperdue qui n'y comprend rien.
Ne vois-tu pas que tu oublies. Que ton coeur malade se déleste des non-indispensables. Que son ivresse amoureuse perd sa gueule de bois pour une gueule d'ange.
Mais j'ai repris, inquiète, qu'il l'était ,indispensable. Qu'il était comme la rosée du matin, peut-être pas essentiel, mais le dernier souvenir de la nuit. Elle qui laisse cette triste eau fraîche pour rester un temps de plus. Elle que l'on presse de partir, dans les matinées froides accompagnées du grondement des moteurs sur la route du travail. Elle que l'on hâte, que le soleil balaye de ses rayons brûlants alors que la lune pâle, ne laisse qu'un blanc singulier sur la plaine immobile.
J'ai eu de la peine, pour cette âme fragile et indépendante qui a besoin d'un bout d'amour pour rester joviale. D'effacer ce sourire timide mais sur de lui et de son impact sur des esprits simples et empreints d'allégresse.
Pourtant, doucement, inlassablement, la rosée se réchauffe au soleil et disparait dans la journée qui s'éveille.
Mais tu es ce refrain, répétitif, qui entre d'une oreille et ressort de l'autre car il lasse. Seulement, tu es dissociable de la musique, de ses rimes. Tu es toi, on te voit, on te sent, on t'entend si bien au milieu du reste des accords. Tu es immanquable, irrévocablement indispensable au reste. Tu es primordial dans la triste litanie du reste. Tu joues de tes présences légères et enjouées, douces et chaudes dans l'oreille de celui qui prend le temps de t'écouter.
Seulement, la musique se perd, se meurt dans le silence alangui de nuits blêmes. Tu n'es pas vaincu, tu restes, telle une ritournelle parmi des souvenirs fatigués.
Je ne t'oublie pas, tu es là, une ombre agréable et palpable dans l'atmosphère lasse d'un nouveau temps. Celui que l'on s'était crée. Une atmosphère colorée et traversée d'un baume nécessaire à nos morales de pacotille.
Je recroise ton sourire, pour être sure. J'attends les nouveaux battements d'un coeur qui ne sera jamais plus vierge. Ton ancre s'est lové dans une chaire tendre. Elle a fait oublié la douleur avec ses petits riens, sans quoi je ne serais rien.
Il reste calme, inquiet, mais calme. Je suis entière à son écoute.
Peut-être est-ce cela, l'amour douce et ardente, une passion qui perd sa vitalité et se raidit si on ne l'anime plus.
Tu es alors un souvenir plus précieux que les autres dans le coffret des inoubliables. Tu es certainement le plus beau, le plus tendre et doux. Celui qui laisse sur ma peau, ma langue,dans mes yeux la sensation la plus agréable.
Mais, à cette idée, je prends peur. Comment est-ce possible d'aimer ainsi ?

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# Posté le dimanche 21 juin 2009 06:57

Modifié le dimanche 21 juin 2009 07:08

"Nan pas sur les lèvres, nan c'est pas mièvre, c'est pas le trac... Mieux n'vaut pas tenter sa chance, rien ne dure au dessus de la ceinture." E.Frégé

"Nan pas sur les lèvres, nan c'est pas mièvre, c'est pas le trac... Mieux n'vaut pas tenter sa chance, rien ne dure au dessus de la ceinture." E.Frégé
Elle a encore les yeux brillants d'avoir trop aimé, la bouche qui salive qu'il ait attiré son corps à elle, sur son corps à lui. Qu'il ait allongé son corps d'homme sur son coeur battant de le savoir si près, de le savoir se fondre en elle. Et elle y pense, encore un peu, encore plus fort, quand la lune se cache derrière les nuages, et que tout comme, sa haine est voilée par les souvenirs. Et tout son corps, tout son coeur de femme, toute son âme est en ébullition d'y donner de l'importance, encore un peu. Lentement le niveau d'émotions monte et ploie sous ce poids alors, tout ce qu'elle a retenu un peu trop fort, trop longtemps glisse le long de ses joues, le long de son corps brûlant. Sa bouche souffle contre les boucles qu'il a tiré, qu'ils ont tiré... Elle tremble d'avoir tremblé si longtemps de lui quand il s'approchait.
Ses doigts s'agrippent à ce qui est tangible car ceux qu'elle a chéri elle n'a pas pu les garder contre elle, juste le temps de se lasser. Ils l'ont fait aimer, l'ont fait goûté aux douceurs amères de la passion enivrante qui s'éveille et se noie avec la noirceur des années. Ils lui ont laissé des élans d'amertume mais n'ont pas laisser de traces visibles. Elle s'est donnée, s'est vendue à leurs yeux. Elle a mis de côté sa pudeur, son côté prude, sa suffisance. Elle s'est lentement laissée tomber de leur côté. La pente est rude, le retour est dur. Le marbre de leur coeur aussi, le froid de leurs yeux est glaçant.
Dans son lit, elle signe le scénario de ses passions courtes et intenses de femme libérée, de femme apeurée par ses angoisses. Elle est toujours là il y a longtemps qu'ils ne sont plus. Et cette demoiselle, adulée, dépassée, emportée dans ses amours dévastatrices n'a laissé que quelques cendres de cigarettes qui pique le coin des yeux. Une pauvre petite fille désoeuvrée que l'on écrase au milieu des mégots, d'amours révolus.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 18:35

Modifié le samedi 13 juin 2009 18:17